Trauma du passé, tourment du moment

“Je suis comme ça, je ne peux rien y faire”. Et si vous aviez tort !

Un homme se fait tuer par un chauffard. Son petit fils a de gros problèmes de sommeil surtout à l’endormissement. Quand un trauma n’est pas digéré il peut se reporter sur les générations suivantes. Voyage dans la transmission transgénérationnelle.

Vous êtes toujours, distrait(e), angoissé(e), sombre à vous pendre à la première grisaille, avez l’impression que l’on vous pousse à faire certaines choses. Vous en avez fait une croyance, “Je suis comme ça, je ne peux rien y faire”. Et si vous aviez tort ! Peut être que cet aspect de vous même appartient à quelqu’un d’autre. La cause de vos tracas peut être liée à des faits vécus par vos aïeux, transmis comme un paquet cadeaux. Ces évènements sont pour la plupart restés secrets ou non digérés, comme des histoires inachevées. Quelle solution ? Mettre en évidence ces épisodes traumatiques par la parole, dans le même temps déprogrammer la structure qui porte cette information. Cela va permettre aux symptômes d’être archivés et mettre fin à cette histoire.

Comment une erreur, un accident, un acte non digéré se transmet-il ?

C’est plutôt simple à concevoir. Imaginez qu’un père à pied se fasse percuter violemment par une voiture et meurt sur le coup alors que le fils a préféré prendre un raccourci pour arriver avant lui. Lors de l’annonce du décès de son père, il va développer des sentiments de culpabilité (car il aurait du être avec lui), une tristesse intense, une forte colère, de la rancœur. Donc au fil des années ces sentiments vont se cristalliser dans la matière et se transmettront, à commencer par donner le nom du défunt à un des ses enfants, puis les enfants en grandissant ressentiront ces sentiments et peut être développeront des troubles en résonance. Si les petits enfants du défunt prennent conscience de ce trauma familial ils pourront éviter de le transmettre à leur propre descendance. Pour Françoise Dolto, ce qui est névrose à la deuxième génération peut devenir psychose à la troisième et provoquer des passages à l’acte violents ou des symptômes dits psychotiques. Voilà ce que les non-dits peuvent engendrer comme comportements et comment fonctionne cette transmission inconsciente.

Françoise Dolto : « C’est le non-dit qui marque le corps »

Des situations récurrentes en cabinet

C’est l’histoire d’une mère qui vient consulter pour son enfant de 7 ans, car il a de gros problèmes pour s’endormir et cela est apparu subitement à ses 2 ans, alors qu’il faisait ses nuits très rapidement après sa naissance. Dès la première séance, la peur de perdre son père est évoqué car il est gendarme et donc souvent d’astreinte de nuit. Lors de la seconde séance, la mère évoque une légère amélioration. Après avoir vu son fils pour la deuxième fois, il en ressort une peur de mort très nette ou le féminin est impliqué. C’est lorsque la question des grands-parents fut évoquée que l’histoire familiale a commencé à émerger. La mère à perdu son père à l’âge de 2 ans, il était  gendarme (comme son mari), une nuit une voiture l’a percuté en refusant de s’arrêter lors d’un contrôle. La mère fut bouleversée par la prise de conscience du schéma qui venait de se dérouler sous ses yeux. Dans ce cas l’information contenue dans le corps de l’enfant a permis à ce que l’histoire familiale se révèle et permette la libération du système, ainsi qu’à l’enfant de s’endormir de manière plus sereine.

Les cabinets de somatopathes fourmillent d’histoires comme celles-ci. Il est fort probable que certains(es) d’entre vous aient pu faire des liens avec votre histoire ou celle de connaissance.

Le plus important est que le patient trouve un sens à cela une compréhension personnelle, pour ainsi faire la paix avec cet héritage inconscient.

La paix en soi

De l’individu, à un groupe, à une nation

Si un traumatisme de forte intensité est vécu en même temps par un groupe d’individu, alors chaque personne de ce groupe portera ce traumatisme. En Europe nous avons les 2 guerres mondiales, avec son lot de violences, des famines, des génocides, mais à travers le monde, chaque guerre, chaque famine, chaque génocide, amènent elles aussi des traumatismes auxquels les descendants devront avoir à faire face. Pour exemple, le 10 avril 2010, l’avion présidentiel se crashe au alentour de Smolensk, avec une centaine de cadres et le gratin des militaires pour commémorer le massacre de Katyn qui eu lieu dans la même région entre avril et mai 1940. A cette époque la police soviétique avait assassiné des milliers de cadres et d’intellectuels qui constituaient l’élite de la pologne. Etrange coïncidence près de 70 ans plus tard…. Dans l’inconscient collectif comme dans l’inconscient familial il peut se  créer les conditions inconscientes de ce que l’on redoute du passé.

Les exemples de traumatismes de groupe sont nombreux.

Êtes-vous sûr d’être au commande de votre vie, ou de répéter un schéma familial, sociétal inconscient ?

Pour aller plus loin dans la compréhension je vous recommande le livre de Salomon Sellam, le Syndrome du Gisant.

Voir aussi l’article « Que soigne la somatopathie ? »

Belle aventure

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